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L'innovation surgit là où on ne l'attend pas, mais l'accès, lui, reste une affaire de géopolitique.

Midjourney, le générateur d'images, pivote vers le médical avec un scanner corporel à ultrasons qui cartographie le corps en 60 secondes, et ouvrira son premier spa-clinique à San Francisco fin 2027.

Pendant ce temps, Washington desserre l'étau sur Anthropic, Trump ne voyant plus le labo comme une menace, même si Fable reste hors ligne et que son retour passera surtout par les utilisateurs américains.

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Midjourney passe à l’imagerie médicale

Un virage inattendu — Midjourney, le générateur d'images par IA, vient de lancer une division médicale et son tout premier produit hardware. L'appareil promet une carte 3D du corps entier sans radiation ni aimant, avec de simples ondes sonores et de l'eau. Une plateforme vous descend dans un bassin, vous traversez un anneau de 500 000 capteurs gros comme des grains de sable, et le scan vise les 60 secondes, contre 60 à 90 minutes pour une IRM classique.

Le scan déguisé en spa — L'idée la plus folle, c'est le lieu. Midjourney ouvrira fin 2027 à San Francisco son premier Spa, avec hammams, saunas et bains froids, où le scan devient un simple à-côté de la visite. Le matériel est co-développé avec Butterfly Network, dont l'action a bondi de plus de 50 % après l'annonce. L'objectif affiché donne le vertige : 50 000 scanners dans le monde et un milliard de scans par mois d'ici 2031.

Les radiologues tempèrent — Côté médical, les spécialistes appellent à la prudence. Les ultrasons passent mal à travers les os, l'air et les tissus profonds, ce qui laisse une partie du corps hors de portée. Pour l'instant, le prototype prend une vingtaine de minutes, pas 60 secondes, et seule une douzaine de personnes ont été scannées. Le feu vert de la FDA reste à conquérir, étape par étape, en commençant par de simples cartes de composition corporelle.

My take - Quand la technologie créé des ponts improbables

Ce pivot montre à quel point l'IA et la technique en général peuvent ouvrir des chemins qu'on n'aurait jamais envisagés au départ. Une boite partie de la génération d'images se retrouve à vouloir réinventer l'imagerie médicale, et au fond la logique se tient : dans les deux cas, on reconstruit une image à partir d'un déluge de données. Ce sont ces ponts improbables qui font avancer les choses.

Il faut aussi rappeler que Midjourney s'est toujours présenté comme un labo de recherche, financé par ses utilisateurs plutôt que par des investisseurs. Vu sous cet angle, scanner des corps reste assez fidèle à sa nature, juste un nouveau terrain d'expérimentation.

Trump desserre l'étau sur Anthropic (aux USA)

Trump change de ton — Moins de deux semaines après avoir forcé Anthropic à désactiver Fable 5 et Mythos 5 dans le monde entier, Washington baisse la garde. Dans une interview à Axios, Donald Trump a déclaré ne plus voir l'entreprise comme une menace pour la sécurité nationale, après avoir rencontré son patron Dario Amodei au G7. « Pas maintenant, mais il y a une semaine, peut-être », a-t-il lâché.

Rien n'est encore réglé — Sur le papier, pourtant, rien n'a bougé. La directive du Département du commerce reste en vigueur et Fable demeure inaccessible. La solution viendra peut-être d'Anthropic elle-même : un système de vérification d'identité, prévu pour le 8 juillet, pourrait confirmer la citoyenneté américaine des utilisateurs et rétablir discrètement l'accès côté américain, sans que le ban soit officiellement levé.

L'IA, actif stratégique — L'épisode montre que les modèles de pointe sont désormais traités comme des actifs de sécurité nationale. Tout serait parti d'une crainte de jailbreak, et plus de cent experts en cybersécurité ont protesté, estimant que bloquer Fable affaiblit surtout les défenseurs hors des États-Unis. Le timing compte aussi : Anthropic a déposé son dossier d'entrée en bourse début juin, et un apaisement rassure les investisseurs avant l'opération.

My take - On n’arrête pas l’innovation

J'avais le sentiment que ce blocage ne tiendrait pas bien longtemps, déjà car stopper l’innovation de la sorte ne semblait pas aligné avec les objectifs d’une société aussi capitaliste que celle des états-unis. La demande est trop forte et les enjeux trop énormes, une solution finit toujours par émerger.

Reste l'ironie de la situation. Anthropic a longtemps été le labo le plus bruyant pour réclamer une régulation stricte de l'IA, et le voilà rattrapé par la sienne, version sécurité nationale. Tant mieux si le ton s'apaise, mais regardons bien qui en profite.

Car la solution rétablit surtout l'accès pour les Américains, pendant que nous, utilisateurs étrangers, restons sur le bord de la route. C'est là que la géopolitique cesse d'être abstraite et nous touche très concrètement : accéder aux meilleurs outils peut désormais dépendre de notre passeport. Pour nous qui construisons avec ces modèles au quotidien, ça pose une vraie question de dépendance.

C’est tout pour aujourd’hui.

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