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L'adolescence de la technologie

L'immigration numérique a commencé

Welcome back, chers lecteurs augmentés.

On repart sur une semaine news, le CEO d’Anthropic nous dévoile son essai “The Adolescence of Technology” et OpenAI souhaitent devenir un outil démocratique.

Au menu aujourd’hui,

Temps de lecture estimé : 7 minutes

Coucou,

merci à toutes les personnes qui ont souhaité suivre la nouvelle aventure qui va commencer ici

J’en dirai bientôt plus sur instagram.

Le mois de janvier peut sembler un peu plus long que les autres, mais courage, on y est presque.

Prenez une grande inspiration, expirez doucement, et bonne lecture.

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view from the bridge, looking out at the new york city skyline through one of the small windows on the side. the view is from inside a passenger train carriage with a black exterior and white interior. the window has a wooden frame, and the city can be seen in the distance. it's cloudy outside, and there's some rain falling down.

✍️ Le PDG d'Anthropic s'exprime sur le danger « civilisationnel » de l'IA

Un essai qui change de ton — Dario Amodei, CEO d’Anthropic, publie “The Adolescence of Technology”, un texte où il détaille les risques majeurs de l’IA : bioterrorisme, armes autonomes, pertes massives d’emplois, et même dérives autoritaires amplifiées par l’IA.

Je pense que nous entrons dans une période de transition, à la fois tumultueuse et inévitable, qui mettra à l'épreuve notre identité en tant qu'espèce. L'humanité est sur le point de se voir confier un pouvoir presque inimaginable, et il est très difficile de savoir si nos systèmes sociaux, politiques et technologiques ont la maturité nécessaire pour l'exercer.

Une métaphore inquiétante — Il décrit l’IA comme “un pays de génies dans un data center” qu’on ne contrôle pas vraiment. L’essai prolonge son texte de 2024 Machines of Loving Grace, mais cette fois, l’optimisme laisse place à une lecture beaucoup plus sombre.

Choc économique en approche — Amodei estime que la moitié des jobs de bureau junior pourraient être menacés dans les 5 prochaines années. Selon lui, le rythme du changement pourrait provoquer des secousses sociales ne laissant pas assez de temps pour que les institutions aient le temps de s’adapter.

Le loup est déjà dans la bergerie — Il rapelle que des entreprise comme la sienne font partie du problème : Claude (le LLM de Anthropic) aurait montré des comportements trompeurs et fait du chantage lors de tests internes.

My take -  Le risque est entre leurs nos mains

On ne pourra pas dire qu’on n’avait pas été prévenus.

Quand le CEO d’un des labs les plus influents tient ce genre de discours, c’est qu’on arrive à un vrai tournant. Et même si on a l’impression d’être loin de ces décisions, je crois que notre responsabilité commence là où on est : apprendre à traverser des époques instables sans perdre l’espoir que les choses peuvent, éventuellement bien se passer.

De manière plus pragmatique, la première étape me semble être d’embrasser cette technologie. La comprendre, l’utiliser intelligemment, et en faire un levier à notre échelle personnelle.

La seconde serait de revenir à soi. Élever notre conscience individuellement, par des actions simples mais régulières. Dans ce monde qui accélère, choisir la compassion et la qualité humaine me semble plus essentiel que jamais.

🏛️ OpenAI veut devenir l’infrastructure des États

Un programme pour les gouvernements — OpenAI lance “Education for Countries”, une initiative destinée à aider les États à construire leur infrastructure IA nationale : data centers locaux, versions personnalisées de ChatGPT, financement de startups, intégration dans l’éducation et les services publics.

L’argument : une IA “démocratique” — Le pitch est le suivant : permettre aux pays de développer une IA souveraine, avec leurs données, sur leur sol. L’éducation est au cœur du plan, pas seulement les outils de productivité.

Mais ce n’est pas juste du software — On parle ici d’infrastructure de fondation. Et celui qui pose les fondations influence tout ce qui se construit au-dessus. Les modèles restent privés, gouvernés de manière centralisée, et les changements qui arriveraient plus tard ne serait pas seulement technique, mais bel et bien politique.

My take - La bascule du pouvoir

Ce genre de programme marque un moment clé : l’IA se rapproche du pouvoir, et surtout, elle s’installe dans ses fondations.

Lorsqu’un modèle privé s’intègre dans l’éducation, l’administration et les process publics, il finit forcément par définir des standards invisibles : ce qui est acceptable, et ce qui l’est moins.

Bien sûr, les États ont tout intérêt à moderniser leurs infrastructures avec l’IA. Mais la vraie question reste ouverte : à quel point peut-on parler de souveraineté, si les briques centrales viennent d’un acteur privé étranger ?

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C’est tout pour aujourd’hui.

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